Deuxième mouvement

Un frisson me tire de ma torpeur. Je sens comme une caresse presque imperceptible sur ma cheville droite. Je suis toujours lovée dans les bras de mon amant de tout à l’heure. Est-ce un rêve ? Me suis-je endormie au point de ne pas entendre entrer une autre personne ?

Non, ce n’est pas un rêve : la caresse se répète, remonte très lentement à l’intérieur de mon mollet. C’est doux, c’est léger, ce n’est pas chaud. J’imagine une plume ou une fleur qui se promène au contact de ma peau. Je frissonne à nouveau.

Derrière moi, je sens mon amant se tendre doucement de désir. Il souffle tout doucement dans mon cou, caresse mes cheveux du bout des doigts, en écho à la douceur de la caresse qui continue le long de mes mollets, au creux de mes genoux. Ma peau s’est couverte de chair de poule mais, probablement pour la première fois, les frissons ne me crispent pas, ils ne font que m’exciter. Contrairement à d’habitude, je ne replie pas mon cou pour empêcher le souffle de me faire frissonner. Je reste sans bouger. Ma respiration a surement indiqué à mes partenaires que je suis réveillée mais aucun autre signe ne le laisse paraitre. Jusqu’à ce que je sente deux mains prendre doucement la mienne et la masser du bout des doigts.

Trois, ils sont au moins trois autour de moi. Cette fois, j’ai un léger sursaut et un énorme sourire s’affiche sur mes lèvres. Je me laisse emporter par le plaisir de toutes ces caresses.

La plume (je décide que c’en est une) dessine de douces arabesques à l’intérieur de mes cuisses puis à l’extérieur. Mes mains sont massées avec doigté et mon amant précédent me masse également maintenant au niveau des épaules et de la nuque.

Je bascule sur le dos. Il vient se positionner au-dessus de moi pour continuer son massage et l’étendre à mon cuir chevelu. Sait-il à quel point j’aime ça ?

Mes jambes s’écartent pour laisser place à la plume qui m’explore mais plutôt que de visiter mon intimité, elle remonte sur mon ventre, chatouille doucement mon nombril puis monte encore en direction de mes seins.

Le massage de ma main et toujours aussi délicieux et je me délecte jusqu’à l’instant où mon autre main se fait capturer également… Je me suis trompée de nombre… Une personne nous regardait encore. Cette idée me fait mouiller encore mon string.

Les sensations arrivent maintenant de toutes les directions, caresses, massages. Ma peau est tendue de désir.

La plume œuvre sur mes tétons les érigeant en deux pointes dures et ultra sensibles. Puis elle redescend vers mon nombril alors que les masseurs de mes mains s’emparent en douceur de mes seins. Au même instant, des lèvres chaudes se posent sur chacun de mes tétons et sur ma bouche entre-ouverte.

Je suis une onde de désir. Cette chaleur sur mon corps me fait vibrer des pieds à la tête

De son côté, la plume se fraie un chemin entre mes jambes grandes ouvertes. Mon string m’est doucement enlevé pour lui libérer la voie vers mes grandes lèvres. Sa caresse provoque un spasme de plaisir qui me submerge.

La langue de mon amant joue avec la mienne. Celles de mes masseurs titillent mes tétons tendus. Entre mes jambes glisse maintenant deux doigts chauds et délicats. J’imagine une main de femme ils écartent doucement mes lèvres pour laisser la plume reprendre son manège plus en profondeur et taquiner mon bouton de plaisir.

La pauvre, est trempée par mon jus de désir. Elle est donc délaissée au profit d’une quatrième langue qui s’ajoute aux trois qui me torturent déjà. Je ne suis plus que frissons et chaleur. Mes masseurs continuent de lécher et malaxer mes mamelons d’une main tandis que l’autre glisse sous mes fesses pour les caresser à leur tour. Je ne comprends même plus comment je suis installée mais ça n’a pas la moindre importance. Ce qui compte, c’est cette chaleur, ces frissons, ce plaisir.

Je me sens submergée. Je ne respire plus : je halète. Ma gorge est pleine de mes gémissements qui s’échouent sur les lèvres de mon amant. Il se relève tout à coup et c’est comme un blizzard qui s’abat sur moi. Frissons encore, légère frustration vite comblée pas l’attention simultanée de mes trois autres partenaires.

Je l’entends remuer quelque chose au loin mais je suis toujours trop concentrée sur mon plaisir pour y prêter vraiment attention.

Les caresses et baisers sur mon corps ne cessent de me stimuler. L’un de mes masseurs se relève aussi pour m’embrasser à son tour tout en mes caressant.

Tout à coup, la langue entre mes jambes se retire et un froid glacial s’abat à sa place. Moi qui avais cru connaitre le blizzard un peu plus tôt, je découvre alors le gel d’un glaçon posé sur mon bouton brulant. Mes gémissements se transforment en cris de plaisir. Le froid se déploie sur mon ventre, sur mes  seins, dans mon cou. Ma peau me semble tellement chaude qu’elle devrait faire fondre instantanément ces glaçons. Tous mes massages brulants sont devenus glaciaux.

Un glaçon glisse également dans ma bouche. Aussitôt suivi par un membre raide qui m’emplit. Je l’avale avec avidité, fait tourner le glaçon autour. J’entends le souffle de son propriétaire devenir très court, sa gorge laisser échapper quelques grognements de plaisir. Je ne croyais pas pouvoir sentir encore l’excitation monter en moi… Pourtant c’était possible…

Deux bouches ont repris possession de mes seins. Deux, peut-être trois doigts glissent dans ma fente qui dégouline à gros torrents. Une langue joue de nouveau avec mon bouton accompagnée des restes d’un glaçon qui me gèle et me brule.

Je suce avec avidité. J’ai tellement envie de rendre un peu du plaisir que je suis en train de prendre…

Des mains continuent à caresser mes fesses, les écartant l’une de l’autre. Un doigt sort de ma fente pour se perdre vers la lisière  de mon autre orifice… Là encore, je suis surprise de constater que mon excitation peut toujours augmenter…

J’ai envie de crier : « Prenez-moi, par pitié » mais ma bouche est pleine et ma langue très occupée à jouer avec le gland qu’elle contient.

Mon petit trou est caressé, massé. Mes sens sont en émoi. Tous les plaisirs se mêlent ne moi. Je me sens submergée mais j’en veux encore. Je me cambre, me relâche, me cambre encore… La main entre mes jambes me tiens comme dans une serre. Mes seins sont presque douloureux d’excitation sous les caresses et les baisers. De mes mains, je leurs caresse le dos.

Je suce toujours avec avidité. Mes deux masseurs se relèvent et déposent leurs membres durs comme du bois dans mes mains qui se referment et les caressent à leur tour. Je sens mon jus gicler sur la main qui joue avec mes trous. Je frissonne des pieds à la tête. Mon corps ondule sur la vague de son plaisir. Les cris de ma jouissance sont noyés par le sexe tendu dans ma bouche.

Sans une parole, tout à coup, tous mes partenaires se retirent m’offrant quelques instants de répit. Je gémis, partagée entre le plaisir d’un peu de repos et la frustration de ne plus sentir leur peau contre la mienne.

Mais ce répit ne dure pas. Je ne sais ni qui ni quoi mais je me sens relevée doucement. A mon coté, un corps s’allonge et m’invite à venir sur lui. Je m’exécute maladroitement. Je sens son membre tendu et plastifié glisser le long de mes lèvres, revenir en arrière puis pénétrer doucement ma grotte débordante de la rivière de mon désir. Il s’enfonce profondément en moi. Il me tire sur lui. Vole à ma bouche un baiser sensuel. Je me sens pleine, je suis mon désir, je sens son désir, je me sens sublime, je me sens trempée, je frissonne.

Le lit s’affaisse légèrement derrière moi. Des mains englobent mes seins. Une bouche se colle dans mon cou. Un torse se colle dans mon dos suivant toutes les ondulations de mon corps qui se balance sur la houle de mon partenaire du dessous. Je sens un second membre tendu collé contre ma raie. L’excitation m’envahit alors avec une force irrépressible. Je râle d’anticipation. J’ai tellement envie de me sentir pleine simultanément. Il le sent. Il me caresse. Se pose à la lisière sans entrer. Joue avec mon envie. Joue avec ma frustration. L’excitation monte encore. J’ai chaud, j’ai froid, j’ai envie, j’ai soif. Chaque cellule de ma peau me semble tendue par l’attente, l’excitation et le désir. Je me sens ouverte. J’espère, j’ai hâte. Il le sait, il en joue, il joue au sadique.

La porte s’ouvre au milieu de cette intensité. J’y prête à peine attention mais mon corps y réagit comme à une stimulation supplémentaire.

A coté de nous le lit s’abaisse. De la main, je tâte et constate que deux corps se mélangent. Elle est dessous, il est dessus. J’en profite pour caresser des seins moelleux et fermes. Je les sens frissonner. L’excitation monte encore en moi. A nouveau, je ne sais plus où donner de la tête mais l’inconfort de la position me fait reposer ma main pour soutenir mon poids. Mais les savoir là, juste à coté me plait.

Alors que je me dis ça, il se décide et glisse tout doucement en moi. Sous moi, la vague se calme un instant pour me laisser profiter de ce moment. Le plaisir me submerge, un cri viscéral s’échappe de ma bouche, mon jus gicle sur ma monture qui s’emballe à nouveau alors que mon cavalier suit le mouvement symétriquement. Je suis plaisir, je suis excitation, je suis désir mais surtout, je suis plaisir… Mes jambes se dérobent sous moi mais mes partenaires me soutiennent et m’entrainent dans leur cavalcade. Cet instant dure une éternité. Cette éternité ne dure qu’un instant. Le temps s’est suspendu. Je ne sais plus.

Je les sens tous deux en moi. Tous deux très excités. Leur rythme s’accélère encore. Je n’en peux plus, mes coïts se succèdent, me submergent par vagues. Je ne suis plus. Je suis tout. Je suis là. Ils sont là. Ils viennent en moi dans un râle partagé et quelques derniers sursauts. Mon cavalier s’effondre sur moi et nous nous effondrons sur ma monture. De sa bouche, il s’empare de la mienne. Me fait suffoquer. Nous basculons tous les trois sur le coté. Je tourne la tête vers mon cavalier lui réclamant un langoureux baiser qu’il s’empresse de m’offrir. Ils glissent doucement hors de moi mais nos peaux restent collées les unes aux autres comme si cette étreinte pouvait retenir ce moment. Je soulève mon bandeau, vérifie qu’ils sont bien ceux que je pensais et me tourne vers le couple en action pour les regarder se donner du plaisir pendant que je câline mes amants tout doucement.

7 comments

  • Vinc'

    Sublime montée du désir dans un ballet de langues menant à une chevauchée Ô combien fantastique…

    On devine les sons, les respirations entremêlées, les parfums qui se dégagent de ce tableau organique, humide, torride.

    Je me suis surpris à m’imaginer à la place de ce couple qui tout en prenant du plaisir vous admire emplie de toutes parts du désir ardent et fougueux de vos amants.

  • Ivalena

    Un grand merci Vinc’. Je suis ravie que ça fonctionne et vous apporte un peu de plaisir… De lecture…

  • alain richier

    Il y a un peu d’Anaïs Nin dans ce texte, mais il y a longtemps que je n’ai pas lu ses livres. Tu es très convaincante et une grande écrivaine. Bravo !

  • Ivalena

    Merci beaucoup Alain, je suis touchée et flattée

  • BeautyG

    J’aime bcp ta plume, c est très excitant et ça donne tellement envie … j’aurais aimé être de la partie et déguster ton corps délicieux

  • Ivalena

    Merci, ça me fait très plaisir de lire ça. Ce sera peut-être pour un autre texte…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

7b7550246f
/wp-admin/options-general.php?page=emc2-popup-disclaimer/emc2pdc-admin.php
fee447c608
113
1
Accepter et entrer
Refuser et sortir
http://google.fr
1

Ce site est strictement réservé aux adultes,  et contient des éléments à caractère pornographique.

Pour y accéder, vous êtes prié d’accepter les clauses suivantes :

Accepter et entrer Refuser et sortir